Présenté dans le cadre du bicentenaire de l’arrivée de Goya (1746-1828) à Bordeaux, où l’artiste a passé
les
quatre dernières années de sa vie en exil pour raisons politiques, cet accrochage dévoile une vingtaine
d’œuvres.
Il réunit l’ensemble des estampes du maître espagnol conservées au musée, dont quatre lithographies
tauromachiques réalisées à Bordeaux, notamment l’épreuve unique du *Combat des taureaux*.
À cela s’ajoute un ensemble de dix eaux-fortes plus anciennes, inspirées des chefs-d’œuvre de Velázquez
exposés au Prado, représentant des portraits équestres de la famille royale, des bouffons de la cour, et
bien d'autres sujets.
Francisco de Goya
Le peintre bordelais Jean Dupas (1882-1964) est l’un des grands représentants de l’Art déco. Formé à
l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, puis à celle de Paris, il remporte le Grand Prix de Rome en 1910. Il
séjourne alors à la Villa Médicis, où il se lie notamment avec Robert Poughéon et Jean Despujols.
Sa participation à l’Exposition internationale des Arts décoratifs, en 1925, lui apporte la
reconnaissance de ses pairs ainsi qu’une forte notoriété publique.
Peintre, mais aussi affichiste et décorateur, il reçoit de nombreuses commandes par la suite. Parmi
celles-ci, on compte une fresque réalisée pour la Bourse du Travail à Bordeaux, entre 1937 et 1939.
Ainsi que pour la plupart des grands musées régionaux, il est légitime de retenir l’arrêté Chaptal en date du 14 fructidor de l’an IX (1er septembre 1801) comme acte de fondation du . musée des Beaux-Arts de Bordeaux. En effet, le rapport présenté par le ministre, prévoyait l’envoi, dans les quinze villes retenues, d’un lot d’œuvres suffisamment important pour justifier la création d’un musée.
La situation bordelaise, après les événements révolutionnaires, ne différaient sans doute guère de celle des autres grandes villes du Consulat à la différence près qu’un nombre très limité d’œuvres avait pu être sauvé et rassemblé au dépôt de l’ancien couvent des Feuillants.